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5月25日

La Vie en VIE

LA VIE
 
Ciel que la vie est belle...
Enfin, l'organique, celle de la terre !
Le pôle nord, le pôle sud,
Les mers, les oceans , les eternelles.
Les montagnes, les collines, les feuillages,
La pousse et la repousse des fleurs,
Sur la balancelle bercée, du passage.
 
Le chant des cigales, celui des oiseaux
Le clapotis de fins ruisseaux,
Le vacarme des grandes eaux.
Le peuple des arbres, des mineraux
Et le cheminement des animaux.
 
Chacun a une place  et un destin
Pour ellaborer des  tableaux merveilleux
Sans calculer, juste à l'instinct
D'une planête que l'on dit bleue.
 
...... ?!
OOPS, je m'interromps soudain...
Tout cela me fait penser,
qu'il me faudra bientôt démenager...
Et malgré ce grand jardin de beauté,
Pour tout vous dire, je ne sais où aller.
Je n'ai pas toute la vie pour choisir
Faudrait donc que j'y coule un désir
Me rapprocher ? de qui de quoi ?
La planête me tends les bras
Et pourtant je ne sais toujours pas !
Patients et gentils mes proprio,
Mais faudrait pas que leur jouer du grelot
Je les aime trop pour ça !
Il est tant d'avoir un idée, 
Une envie, pourquoi pas ?
Quoi que... Stop !
Pour trouver , il faut chercher !
La palisse t'inspire à present ?
Nous voilà bien... Allez mets-y tu tiens !
 
RR 
5月20日

UNE MARIONNETTE, AU PRESENT

 
 
Comme une marionnette,
Je reste planté là, à me retourner,
L'esprit bouffi... Rongé.
 
J"avais de beaux cheveux libres et bouclés,
A present, vite brossés, vite attachés
les tortillons n'ont plus le temps de souffler...
J'etais toujours bien habillée,
Chiquette, comme ils disaient,
Oui, même decontractée, je fignolais !
A present, un haut , un bas et ça va...
 
Parfois, je vernissais les ongles de mes pieds,
A present, je les coupe, je les brosse et basta,
Idem pour les doigts du haut...
Ah, non, c'est faux, Je ne les coupe pas,
Pas ceux-là, c'est mon héritage !
Je les bichonne en arrondi,
Mais, le vernis est au fond du panier,
Il finira par secher, sous son petit bouchon doré.
 
Je ne me maquillais pas beaucoup,
A present c'est plus du tout.
Mon visage, je le nettoie, je l'hydrate,
Je le vois... Mais ne le regarde pas.
Quand j'accroche un sourire à sa face,
C'est pour les autres, pour qu'ils le croient...
Parce que comprendre... Ils pourraient pas !
Même moi, je suis pas sure de tout saisir...
 
On sait tous ce que c'est que la peine,
Mais le reste, plus loin, plus profond, le sait-on ?
 
J'ai toujours mes bijoux aux doigts
comme une caresse du Haut... delà,
Une montre, un collier, je suis " normale "
Quand on me voit, tous les six mois...
Pour les petits sillons par ci, par là,
Je peux dire que je sors encore d'un rhume...
Et la mauvaise mine, passe et file
Facilement, entre leurs cils.
 
J'ai plus envie, c'est tout et là haut,
Mes fils ne bougent plus beaucoup
Fatigué aussi, le joueur de marionnette ?
On s'entend pas, je suis trop bas...
Pourtant je sais qu'on s'aimait bien.
A present pour l'aider, je fais ce qu'il faut...
Mais, peut-être pas ce qu'il faudrait.
 
Toutes mes fringues sont bien rangées,
Toutes mes facettes, toute mes gaiétés,
Pour le cas où le spectacle reprendrait
Je redeviendrais l'autre vite fait,
Oui, celle que j'ai perdue de vue,
vous savez ? Celle aux cheveux bouclés...
Du fond de mon coeur je l'ai appelée,
cherchée, suppliée, implorée...
 
Mais c'est foutu... Elle est déchue,
A present, il me faut faire avec celle-là
Plus de tempête, plus d'eclat,
Plus de chouettes mirettes,
Pas même un petit bis - hue ! 
Dans Le hall, c'est le grand froid,
Et dans la salle... Pas un chat.
 
A present, je suis assise là...
 Au bord de son lit, la brosse suspendue
au bout de mes petits doigts,
Je fixe le mur d'en face, où elle est encore là,
Vivante aux souvenirs du temps des rires,
Des chants et des délires...
Je dois finir de brosser mes cheveux
Très vite y faire un noeud
Ce sont les voeux... de l'autre moi.
 
RR
 
 
5月12日

UN DESERT SUR LE QUAI

UN DESERT SUR LE QUAI
 
Ce desert où j'ai élu domicile est peuplé de codicilles,
Dans lesquels je me meurs ou je me perds
Selon l'humeur du chant des coeurs...
L'ai-je je choisi par la peur
Qui me donne si froid ?
Canicule ou tapis blanc,
Mes os portent la même laine.
Mon sang coule au même rythme,
Dans des veines bleues de terreur
De la douleur du monde
De ses âmes ouvertes.
Même si je ne veux penser qu'à moi et
Qu'il n'y a rien que je regrette,
Ma tête ne suffit pas quand même
A retenir ce flot de crainte,
Même si elle detient tous les pardons,
Elle n'oublie rien de leurs raisons.
J'ai cultivé ce grand desert,
Jusqu'aux oasis mauribonds
d'une âme qui ne dort pas,
D'une veille qui se traine,
Comme une deconvenue.
Er refuse au temps le passage des ans.
Quelle vie de glace...
Sous un soleil de paille.
Les saisons s'ecoulent et se deroulent,
Mais je n'aperçois jamais le pont
Qui devrait me permettre
D'eponger la sueur de mon frond
Et de me reconnaître.
Ciel que j'ai peur,
De c'qu'ils ont fait de moi.
Je ne sais même plus marcher tout droit,
Mes yeux sont ouverts,
Mais mon regard est clos.
Les pieds baignants dans mon desert,
la solitude chevillée aux mains
J'attends un train pour mes demains,
Est ce qu'il n'existe pas ?
Mes rèves sont des volutes de fumée,
J'en entretiens les rails, le trajet
Ca m'aide à guêter son arrivée.
Quoiqu'on en dise je reste là,
Si je ne lache pas... Il viendra !
 
RR
 
 
 
5月5日

PERCER LA LUMIERE

PERCER LA LUMIERE
 
 
Sur le miroir d'une vie gris souris,
J'ai tenté de percer la lumière,
Mais les pigments sont en jachère,
Le vitrail se terni, attend un peu m'a-t-il dit.
J'ai troqué mes pinceaux contre un piano
Pour tromper l'ennui, endormir l'ennemi,
J'ai posé des notes à tue-tête, 
J'ai failli percer les tympans du miroir !
 
 
J'ai marché sur le tapis de la vie,
Faisant des cleins d'oeil au Bon Dieu 
Ca ne l'a pas ému... Tant mieux.
J'ai su garder mon libre arbitre,
Voulu percer le secrêt des marguerites,
Une fois les petales éparses,
Mon miroir se laissait encore reposer.
 
Un noeud s'est lové dans ma gorge,
J'ai pleuré, j'ai ri, j'ai toussé
J'ai même aimé pour l'en déloger,
Mon âme s'est colorée, mon coeur à basculé
Au devant du possible, au delà du crédible.
Mon miroir a esquissé des reflêts,
De nos êtres en exil, de planêtes en fêtes.
 
Mais la mort nous a fauchés, vexée...
J'ai reposé mes oripaux à terre,
J'ai tenté de fixer cette lumière
Sur mon miroir ébranlé par ma peine,
Par  la couche essentielle
de mon univers de dentelle,
Mais n'ai pas pu la regarder.
 
J'ai tenté, j'ai tenté, j'ai tenté...
Je n'ai vu que de vagues trainées
Aux couleurs delavées.
J'ai accroché le fil d'un cerf-volant
Pour imiter le chant d'une cigale,
Pour rendre sa destinée au miroir,
Je tente et j'attends... Le vitrail me l'a dit...
Il  est grand TANT !
 
RR
5月4日

LE CHANT DU REVE

le chant du rève
 
une nuit sans dormir, sans vouloir revenir,
J'ai marché tout droit longtemps
Sans lien, sans but, dans le noir,
Lorsque des taches un peu jaunies,
un peu vertes, un peu ternies,
Se sont misent à me siffler des melodies.
Des airs de Brel, sur des mots de Brassens
Et sur l'echo, c'etait Ferré qui grondait.
Des sirènes, inclinées des etoiles 
M'ont enlevée, sur ce chemin
Et  déposée sur un destin,
Fait de douceur, d'harmonie, de couleurs,
Médusée, je me laissais guider.
Il y avait des bancs de sable pour flaner,
Qui prennaient la forme de mon esprit...
Une impression, des sensations,
Des paysages de tous voyages.
J'ai couru en pensées les tracés de mon âme,
Des oiseaux enchantés, sifflottaient  Nougaro.
Qu'il etait bon ce monde à part,
Qui m'avait denichée dans le noir...
J'ai été bercée par les vents,
protegée du temps, par les feuillages
Eclaboussée par le rire des songes et,
Réchauffée par la paix de leur visages
Aux reflêts douillets sur un petit etang
Quel souvenirs epatants...
Ils m'ont tous habillée de leur don
chuchottés par leur chansons,
instants d'ephémère éternité...
Tous barbouillés de bleus.
Lorsque j'ai frotté mes yeux
En equilibre sur mon ruban noir,
Je sortais d'une toile de Monet
Légère, precieuse, frissonnée.
 
Il y avait encore en suspend,
 quelques delicieuses notes sur l'eau.
 
RR
 
 
5月3日

L'IGNOBLE

 
Son coeur est une eponge ignoble,
Gorgé de pouvoir et de haine.
Ses veines sont faites de granit,
d'où s'ecoule un ciment terne et poisseux.
Impossible d'y trouver du bleu,
Sauf dans ces yeux...
Mais son regard perce et glace.
 
Son âme n'a pas de coeur
Et son coeur n'a pas d'âme.
Elle detruit tout sur son passage,
Son unique et eternelle pitence...
Si nos avis sont differents des siens
elle crache comme un ideux volcan
son feu de lave grisâtre et malsain
Figeant tout sur son passage,
La terreur en fait taire plus d'un.
Son venin a l'odeur d'une punaise ecrasée,
Et la puissance d'un injection fatale.
Elle ment mieux qu'elle respire,
Pour les besoins du pire.
Elle peint tous les miroirs en noir,
Pour echapper à son reflêt.
 
Enfant, à peine debout sur ses pieds,
Elle vomissait déja des vipères,
Insultant à son grè, père et mère.
Elle fabriquait minutieusement son cocon,
paufinait son rôle de victime future,
par ses pleurs, ses plaintes et ses gemissements
contaminant de ses eclaboussures
Tous ceux qui gravitaient autour. 
Ceux qui un jour sortiront de son piège,
Seront à jamais, à toujours
Traqués, punis, evincés et detruits.
 
Pourtant, je l'ai aimée, choyée, protégée,
Au dépend de bien d'autres...
Plus qu'une soeur , mon adorée,
J'ai été volontairement manipulée.
Pendant environ 35 ans, j'ai tout accepté.
Peut-être un jour, comme un scorpion,
Elle se damera le dernier pion...
Pour moi, ne reste d'elle aujourd'hui
Qu'un simple prenom : Nathalie.
 
RR